Savoir quand boire une bouteille de vin
La plupart des bouteilles sont ouvertes trop tard. Voici comment savoir quand boire une bouteille de vin, sans être œnologue, et quoi faire quand on ne sait pas.
Nourriture et boissons
Kav
Kav est une application de cave à vin : on photographie l'étiquette, elle reconnaît la bouteille, la range sur une étagère et dit laquelle est prête à boire.
Gratuit : 30 bouteilles en cave, 30 scans d'étiquette et 30 photos d'atelier à vie, les accords mets-vins, la recherche, les caves multiples et les statistiques, sans limite. Premium lève les plafonds et ouvre les cotes de marché et les notes de critiques, à 59,99 € par an ou 8,99 € par mois.
185 319 vins
l'index LWIN embarqué dans l'app, cherchable sans aucune connexion
0 invention
une cote ou une note absente reste vide, elle n'est jamais devinée
47 plats
les accords mets-vins, calculés sur l'appareil et gratuits pour tous
01 Le point de départ
Une cave, même petite, pose deux questions qu'un carnet ne résout pas. Qu'est-ce que j'ai exactement, et qu'est-ce que je devrais ouvrir maintenant ? La deuxième est la plus coûteuse : une bouteille bue cinq ans après sa fenêtre n'est pas une bouteille chère, c'est une bouteille perdue.
Le tableur marche jusqu'à trente bouteilles. Au-delà, plus personne ne le tient à jour, parce que saisir un vin à la main demande de connaître son appellation, son millésime et sa garde, et qu'on ne les a pas sous les yeux au moment où on range.
Kav part de la seule chose qu'on ait toujours sous la main : l'étiquette. On la photographie, l'application reconnaît la bouteille et remplit sa fiche.
Une bouteille bue cinq ans trop tard n'est pas une bouteille chère. C'est une bouteille perdue.
02 Entrer une bouteille
Le texte de l'étiquette est lu sur l'appareil, puis confronté au catalogue. Kav affiche ce qu'il a reconnu, avec ses réserves quand il n'est pas sûr, et attend un accord. Rien n'entre en cave sans validation.
Sur la capture, l'étiquette est retrouvée dans le catalogue et le bandeau vert dit « correspond à l'étiquette ». Juste en dessous, un lien qui compte autant : « ce n'est pas ma bouteille ». Une reconnaissance qui ne laisse pas dire non est une reconnaissance qui se trompe en silence.
Sans réseau, la photo rejoint une file d'attente et sera relue toute seule au retour de la connexion. Une pile de prises de vue permet aussi de photographier dix bouteilles à la suite et de trier ensuite, ce qui est le bon geste quand on range une caisse.
03 La cave
Les bouteilles se posent sur des tablettes de verre, une rangée par région, par couleur, par pays ou par emplacement. Sur la capture, six Beaujolais, cinq Bordeaux, treize Bourgogne, et l'état de la cave se lit d'un coup d'œil sans lire une seule ligne.
Un appui long soulève une bouteille : on la repose où l'on veut, sur sa rangée ou dans une autre travée. C'est un rangement à la main, avec la même logique qu'une vraie cave.
Plusieurs caves cohabitent, l'appartement, la maison de campagne, un box, et deux niveaux d'emplacement, travées et casiers, permettent de retrouver une bouteille sans la chercher. Six bouteilles d'un même vin forment un lot, qu'on scinde quand deux partent à la campagne.
Tant qu'une bouteille n'a pas sa photo, sa silhouette porte la couleur de son vin : verre vert et capsule bordeaux pour un rouge, verre pâle et coiffe dorée pour un blanc. Sans ça, une rangée de rouges et une rangée de blancs seraient le même gris.
04 Ce soir
L'onglet Boire propose une bouteille pour ce soir, puis la liste de ce qui est prêt maintenant, avec sa fenêtre de garde. Sur la capture, un Pauillac 2016 bon jusqu'en 2033, et un bouton pour l'ouvrir.
Ouvrir une bouteille la retire du stock, garde la date et la note. La dernière impression remonte en tête de la fiche, ce qui est la seule façon de savoir si le suivant vaut la peine d'attendre.
Le premier de chaque mois à 10 h, une notification, une seule pour toute la cave, et seulement si quelque chose a bougé. Le reste du temps, l'application se tait. C'est un choix : une app de cave qui notifie chaque semaine se fait couper au bout d'un mois.
05 À table
Le second onglet part du repas plutôt que de la cave. Neuf catégories, quarante-sept plats, du bœuf grillé au poisson en sauce, et Kav sort ce qui va avec, parmi les bouteilles réellement en cave.
Le détail qui m'intéresse est plus bas dans l'écran. Sous les bouteilles prêtes, une seconde liste : « possible aussi, vérifiez le moment », avec sa phrase d'explication. Kav ne connaît pas leur apogée, elles vont avec le plat, à vous de juger.
Un moteur d'accords qui mélangerait les deux listes aurait l'air plus intelligent. Il serait surtout impossible à contredire, et vous ne sauriez jamais lesquelles de ses recommandations reposent sur une information réelle.
Tout ce calcul est local. Aucun appel réseau, donc aucun coût, donc aucune raison de le réserver aux abonnés.
Séparer ce qu'on sait de ce qu'on suppose coûte une colonne. Ne pas le faire coûte la confiance.
06 Ce que ça vaut
533 euros. Et juste en dessous, la phrase que la plupart des applications omettent : « cote connue pour 10 bouteilles sur 32 ».
C'est la même information affichée deux fois, la valeur et sa couverture, et la seconde change tout. Un total sans dénominateur laisse croire que la cave entière est estimée, alors que les deux tiers ne le sont pas.
La courbe distingue d'ailleurs deux traits : les bouteilles cotées, à leur cote, et les non cotées, au prix payé. Les statistiques donnent aussi la répartition par couleur, la carte des régions, la plus chère et la plus-value sur ce qui a été payé.
07 La carte
La carte colore les régions où vos bouteilles ont été faites, et la liste en donne le compte. Treize en Bourgogne, six en Beaujolais, cinq à Bordeaux, deux dans le Jura.
C'est la partie la moins utile et celle qu'on regarde le plus. Elle ne sert à rien pour décider d'un dîner, et elle dit quelque chose de vrai : une cave est un portrait de son propriétaire, et la carte le montre avant qu'on l'ait admis.
L'interface est monochrome chaude et le fond n'est jamais blanc. Un seul bordeaux marque tout ce sur quoi on agit ; partout ailleurs, la couleur appartient au vin. C'est ce qui rend l'écran lisible avec vingt-cinq bouteilles dessus.
Producteur, appellation, cépages et fenêtre de garde arrivent seuls. Vous validez, ou vous dites que ce n'est pas votre bouteille.
L'index LWIN est embarqué dans l'application. La recherche, le rangement et les accords fonctionnent en cave, sans réseau.
Le 1er à 10 h, une seule alerte pour toute la cave, et seulement quand une fenêtre a changé.
Une cote absente, une note absente, une garde inconnue restent vides. L'écran le dit plutôt que de combler le trou.
C’est le sujet sur lequel je me suis le plus battu, et celui dont je suis le plus content.
L’index de Kav porte sur les vins de garde, ceux qui ont un marché, des millésimes suivis et des critiques qui les notent. La cuvée d’un vigneron de trois hectares, une bouteille de cave coopérative ou une étiquette de producteur très local n’y sont souvent pas. Mesuré au banc sur neuf photos réelles de ma propre cave, trois références n’étaient connues d’aucune base. Ce n’est pas un cas limite, c’est une part normale d’une cave française.
Kav garde la bouteille malgré tout, avec sa photo, vos notes et votre fenêtre de dégustation, et laisse la cote et la note vides plutôt que de les inventer. Une fiche incomplète est honnête. Une fiche remplie au hasard ne l’est pas, et elle est pire qu’une fiche vide, parce qu’on ne peut pas savoir laquelle des deux on regarde.
L’application le dit dans ses réglages, et le comparatif des formules le redit sur les deux lignes concernées. Autrement dit avant de payer, pas après.
La frontière n’a pas été tracée au doigt mouillé. Elle suit une règle simple : ce qui me coûte de l’argent est payant, ce qui tourne sur votre iPhone est gratuit.
Les cotes de marché et les notes de critiques appellent des fournisseurs payants, donc elles sont dans l’abonnement. La reconnaissance d’étiquette et les photos d’atelier coûtent aussi, mais l’application en offre une dotation à vie, trente de chaque, pour qu’on puisse la juger avant de sortir sa carte.
Les accords mets-vins, la recherche, le rangement, les travées, les caves multiples et les statistiques tournent entièrement sur l’appareil. Ils ne me coûtent rien, donc ils restent ouverts, y compris à quelqu’un qui n’a aucune intention de payer un jour.
Et le jour où vous arrêtez, la cave reste. Vos bouteilles, vos notes, votre historique. L’abonnement lève des plafonds, il ne prend pas la cave en otage.
Kav n’est pas encore publié. Les captures de cette page viennent de l’application telle qu’elle tourne sur mon iPhone, avec ma vraie cave dedans : trente-deux bouteilles, dont vingt-deux dont personne ne connaît la cote.
Il reste la fonte d’affichage, qui n’est pas encore embarquée, et les abonnements, qui attendent la signature du contrat Apple sans laquelle ils restent en métadonnées incomplètes.
Cette page sera mise à jour le jour de la sortie.
Sans compte, rien ne quitte l’iPhone. Avec un compte, la cave est recopiée sur un serveur situé à Paris, et les photos d’étiquette partent chez des prestataires pour être lues et retouchées. Le détail de ce trajet, y compris la réserve honnête sur les adresses de stockage des images, est dans la politique de confidentialité de Kav.
Un point mérite d’être lu avant de s’en servir : une photo d’atelier peut rejoindre un catalogue partagé entre tous les utilisateurs, pour qu’une même bouteille n’ait pas à être refabriquée cent fois. Votre photo d’origine, elle, n’y va jamais. Les règles du service, les plafonds et les mentions légales sont dans les conditions d’utilisation.
On photographie l'étiquette d'une bouteille. Kav lit le texte sur l'appareil, le confronte à son catalogue, et propose une fiche avec le producteur, l'appellation, les cépages et la fenêtre de garde. Après validation, la bouteille se pose sur une étagère rangée par région, par couleur ou par emplacement, et l'application dit ensuite laquelle est prête à boire.
Non pour commencer. Le compte sert à retrouver sa cave en changeant de téléphone. La synchronisation est locale d'abord : l'appareil décide de ce qu'il montre, le serveur suit.
Oui, et c'était une condition de départ, parce qu'une cave est souvent un sous-sol. L'index des 185 319 vins est embarqué, la base est locale, la recherche et les accords mets-vins tournent sur l'appareil. Une photo prise sans réseau est relue toute seule au retour de la connexion.
Non, et l'application le dit franchement. Son index couvre les vins de garde, ceux qu'on met de côté et qu'on suit. La cuvée d'un petit vigneron, une bouteille de coopérative ou une étiquette très locale en sont souvent absentes. Mesuré sur neuf photos réelles, trois références n'étaient connues d'aucune base.
La bouteille est gardée quand même, avec sa photo, vos notes et votre fenêtre de dégustation. La cote et la note de critique restent vides plutôt que d'être inventées. C'est la règle qui tient tout le produit.
Trente bouteilles en cave, trente scans d'étiquette et trente photos d'atelier à vie, plus les accords mets-vins, la recherche, les travées et casiers, les caves multiples et les statistiques, sans aucune limite. Ce qui tourne sur l'appareil ne coûte rien, donc reste ouvert à tout le monde.
Les bouteilles en nombre illimité, 100 scans et 50 photos d'atelier par mois, les cotes de marché, les notes de critiques, les alertes d'apogée et l'import-export CSV. Il est prévu à 59,99 € par an ou 8,99 € par mois. Si vous arrêtez, vos bouteilles, vos notes et votre historique restent à vous.
Il n'est pas encore sur l'App Store. Cette page sera mise à jour le jour de la sortie, avec le lien de téléchargement à la place de cette phrase.
Bientôt
Kav arrive très bientôt.