Se filmer en lisant un texte sans que ça se voie
On voit toujours le moment où le regard descend sur les notes. Voici comment se filmer en lisant un texte sans que ça se voie, et comment écrire ce texte.
Photo et vidéo
Cue
Cue est un téléprompteur iPhone qui tient le script sous l'objectif, mesure votre débit réel pour caler le défilement dessus, et réécrit le texte pour la voix.
Le prompteur complet, les prises illimitées, les quatre formats et le test de vitesse sont gratuits. Cue Pro ouvre l'assistant d'écriture, la 4K, le 60 images par seconde et le format vitre, à 4,99 € par mois ou 34,99 € par an.
123 MPM
votre débit réel, mesuré, et le défilement calé dessus
4 formats
Reel, YouTube, discours, vitre, chacun règle tout d'un coup
0 compte
rien à créer, les scripts et les prises restent sur l'iPhone
01 Le point de départ
Il y a deux façons de se filmer en disant un texte. Apprendre par cœur, et passer une demi-heure sur quarante secondes de vidéo. Ou lire ses notes posées à côté, et livrer une prise où le regard décroche à chaque phrase. Tout le monde le voit, même sans savoir dire pourquoi.
Un prompteur règle ça en tenant le texte juste sous l'objectif. C'est un vieux principe, il n'a rien d'original, et il marche.
Là où les prompteurs existants s'arrêtent, c'est sur le texte lui-même. Ils font défiler ce que vous leur donnez, à la vitesse que vous avez devinée. Les deux choses que Cue ajoute portent exactement là-dessus.
Le problème n'est presque jamais l'appareil. C'est le texte, et la vitesse à laquelle il passe.
02 Le prompteur
Le texte défile en portrait ou en 16:9, à la vitesse que vous choisissez, avec la taille, la marge et le contraste réglables. Une ligne verte marque celle que vous êtes en train de dire, et c'est elle qui fait la différence entre lire un mur de texte et savoir où on en est.
Les marqueurs de pause s'affichent tels quels dans le défilement. C'est une convention idiote et terriblement efficace : on écrit une respiration dans le script, et on la respecte à la prise.
Pause, reprise et arrêt sont sous le pouce, en bas de l'écran, pour ne pas avoir à quitter la caméra des yeux au milieu d'une phrase. La caméra avant ou arrière, le compte à rebours et les prises multiples suivent, et chaque enregistrement reste rangé avec le script qui l'a produit.
03 La vitesse
C'est la fonction dont je suis le plus content, et c'est aussi la plus bête. Vous lisez un texte étalon à voix haute pendant une trentaine de secondes. Cue compte, et en tire votre cadence réelle en mots par minute.
Sur la capture, 123 mots par minute. À partir de là, l'application sait qu'un script de 200 mots vous prendra une minute trente-huit, et cale le défilement dessus au lieu de vous laisser deviner un curseur.
Aucun des prompteurs que j'ai regardés ne fait ça. Tous proposent un réglage de vitesse, aucun ne le calcule à partir de vous. C'est pourtant la cause numéro un des prises ratées : le texte part trop vite dès la deuxième phrase, on accélère pour rattraper, et la voix devient mécanique.
Une vitesse réglée à l'oreille est une vitesse fausse. Trente secondes de mesure valent mieux qu'un curseur.
04 L'assistant
Un texte bien écrit et un texte qui se dit ne sont pas le même texte. Le premier a des subordonnées, des incises et des mots qu'on ne prononce jamais. Le second a des phrases courtes et des respirations.
L'assistant travaille sur cet écart. Il raccourcit quand le script dépasse la durée visée, il rallonge quand il manque une minute, il change le ton, il découpe en paragraphes lisibles à voix haute, et il peut écrire un premier jet à partir d'un sujet, d'une durée et d'un ton.
Il annonce toujours la durée avant et après, parce que c'est la seule mesure qui compte quand on écrit pour une vidéo. Sur la capture, 98 mots, 41 secondes, au rythme du format Reel.
C'est la partie qui demande un serveur. Le texte du script part y être traité quand vous demandez une réécriture, et rien d'autre ne sort de l'iPhone. Un bouton dans les réglages efface tout, sur l'appareil comme côté serveur.
05 Les formats
Un Reel ne se lit pas comme un discours, et un discours ne se filme pas comme une vidéo YouTube. Plutôt que de vous faire régler la vitesse, le cadre, le miroir et la caméra séparément à chaque fois, Cue en fait quatre boutons : Reel, YouTube, discours, vitre.
Le format vitre est celui des prompteurs à miroir, ces plaques semi-réfléchissantes qu'on monte devant un objectif. L'image est inversée pour être lue correctement dans le reflet.
L'éditeur affiche en permanence le nombre de mots, la durée estimée à votre débit et le format retenu. On importe un texte depuis PDF, Word, Pages, RTF, TXT, Markdown ou EPUB, ou on le colle, ou on le dicte.
06 La bibliothèque
Scripts illimités, dossiers, tags, et trois statuts qui suffisent : brouillon, prêt, publié. Une corbeille pour ce qu'on supprime sans en être certain.
Chaque script affiche sa durée et son nombre de mots dans la liste, ce qui évite d'ouvrir six fiches pour trouver celle qui tient dans la minute dont on dispose.
Les prises restent rattachées au script qui les a produites. Six mois plus tard, retrouver la vidéo revient à retrouver le texte, ce qui est beaucoup plus facile.
Le reste du texte s'estompe. On sait toujours où on en est, même après un blanc.
Trente secondes de lecture donnent votre cadence réelle, et le défilement se cale dessus.
Chaque enregistrement est rangé avec le texte qui l'a produit, sans classement à faire.
PDF, Word, Pages, RTF, TXT, Markdown et EPUB, en plus du collage et de la dictée.
Cue ne fait pas de sous-titres et ne transcrit pas vos vidéos. C’est ce que font la plupart des applications de prompteur, et elles le font bien. Le pari ici est ailleurs : le texte avant la prise, plutôt que l’habillage après.
Cue n’écrit pas non plus à votre place, malgré ce que le mot assistant laisse croire. Il retravaille ce que vous avez posé, ou produit un premier jet que vous allez réécrire. Un script généré et lu tel quel s’entend en trois secondes, et personne n’a envie de regarder ça.
Enfin, Cue ne monte pas. Les prises sortent brutes, en 4K si vous êtes abonné, et repartent dans l’outil de montage que vous utilisez déjà.
Cue n’est pas encore sur l’App Store. La fiche est écrite, les abonnements sont configurés, et il reste la soumission.
Elle parle français et anglais, et se traduit d’elle-même selon la langue de l’iPhone. Cette page sera mise à jour le jour de la sortie, avec le lien de téléchargement à la place de cette phrase.
Sans l’assistant, Cue ne contacte aucun serveur. Le détail de ce qui reste sur l’iPhone, du trajet exact que suit un texte confié à l’assistant et de ce que le relais conserve, qui n’est rien de votre texte, est dans la politique de confidentialité de Cue. Les règles du service, ce qui est gratuit, ce que Pro ajoute et les mentions légales sont dans les conditions d’utilisation.
Le texte défile à l'écran pendant que l'iPhone enregistre, juste sous l'objectif, pour que le regard reste dans l'axe de la caméra. Une ligne verte marque celle que vous êtes en train de dire, et la pause, la reprise et l'arrêt sont sous le pouce en bas de l'écran.
Il mesure votre débit réel. Vous lisez un texte étalon à voix haute pendant une trentaine de secondes, l'application en tire votre cadence en mots par minute, puis cale le défilement dessus. C'est ce qui évite le texte qui part trop vite dès la deuxième phrase.
Raccourcir un texte trop long, le rallonger quand il manque une minute, changer le ton, le découper en paragraphes lisibles à voix haute, et écrire un premier jet à partir d'un sujet, d'une durée et d'un ton. Il vise un texte qui se dit, pas un texte joli sur le papier.
Le prompteur complet, les scripts et les prises illimités, la caméra avant et arrière, les quatre formats, le test de vitesse et l'import de documents. Rien n'est bridé au compte-gouttes.
Cue Pro ouvre l'assistant d'écriture, la captation en 4K, le 60 images par seconde, la finition audio, la sortie sur écran externe et le format vitre. Il coûte 4,99 € par mois ou 34,99 € par an, soit 2,92 € par mois.
Non, ils restent sur l'iPhone et il n'y a aucun compte à créer. La seule exception est l'assistant d'écriture, qui a besoin d'envoyer le texte du script à un serveur pour le réécrire. Un bouton dans les réglages efface toutes les données, sur l'appareil comme côté serveur.
Oui. Le format vitre inverse l'image pour qu'elle se lise correctement dans le reflet d'une plaque semi-réfléchissante, et la sortie sur écran externe permet d'afficher le texte ailleurs que sur l'iPhone.
iOS 18 ou plus récent, sur iPhone et sur iPad.
Bientôt
Cue arrive très bientôt.