Comment faire un carnet de voyage qu'on finit vraiment
Presque tous s'arrêtent au jour quatre. Voici quatre façons de faire un carnet de voyage, ce que chacune coûte en effort, et celle qui tient la distance.
Voyages
Soñj
Soñj est une application de carnet de voyage qui retrouve vos voyages passés dans vos photos, sans rien vous faire saisir, et en fait une affiche à imprimer.
L'application est gratuite. Une affiche imprimée sur papier fine art et livrée coûte de 29 € en 30 x 40 cm à 69 € en 75 x 100 cm, port et TVA compris. Le fichier d'impression seul est à 4,99 €.
0 saisie
le voyage est déduit des photos que vous avez déjà prises
0 suivi
aucune localisation en tâche de fond, l'analyse est faite sur l'iPhone
4 gabarits
chronologie, itinéraire, mosaïque, éditorial, composés tout seuls
01 Le point de départ
J'ai essayé plusieurs applications de carnet de voyage. Le scénario est toujours le même : les trois premiers jours, on note les étapes, on ajoute les photos, on écrit une phrase le soir. Puis on est fatigué, il y a du réseau nulle part, et le carnet s'arrête au jour quatre d'un voyage qui en a duré dix-huit.
Le problème n'est pas la paresse. C'est qu'on demande au voyageur de faire deux fois le même travail. Il a déjà documenté son voyage, minutieusement, sans y penser : neuf cents photos, chacune horodatée et géolocalisée par l'iPhone au moment de la prise.
Soñj part de là. Il ne vous demande rien, il lit ce qui est déjà écrit dans vos photos et en reconstruit vos voyages. Le nom vient du breton, où il désigne le souvenir, la pensée qu'on garde.
Vous avez déjà écrit votre carnet de voyage. Il est dans votre photothèque, et personne ne l'a jamais lu.
02 La détection
L'application lit les dates et les positions inscrites dans les métadonnées de votre photothèque, et en déduit vos déplacements. Un séjour de dix-huit jours aux Seychelles se retrouve avec ses onze étapes, ses trente et un lieux et ses neuf cent vingt-neuf photos sans que vous ayez tapé une seule lettre.
Ce que le moteur détecte n'est pas confirmé d'office. L'onglet « À trier » vous présente les propositions une par une, avec les raisons qui les ont fait naître : le nombre de jours passés loin du domicile, le volume de photos, l'étendue géographique. Vous validez, vous refusez, vous corrigez les dates, vous coupez en deux, vous fusionnez.
Pour que la vie quotidienne ne soit pas prise pour un voyage, vous déclarez vos domiciles. C'est la seule chose que l'application vous demande vraiment, et cette information ne quitte jamais l'appareil.
03 Le journal
Chaque voyage a son journal : un jour, ses lieux traversés dans l'ordre, l'heure de passage, le nombre de photos prises à chacun. C'est la reconstitution la plus fidèle que j'aie vue de ce qu'on a réellement fait, parce qu'elle ne dépend pas de ce qu'on a pensé à noter.
Tout se corrige. Vous renommez un lieu, parmi les propositions ou librement, vous en retirez un qui n'a rien à faire là, vous choisissez la photo de couverture, vous marquez vos favorites.
Les favoris sont réécrits dans l'app Photos d'Apple. Ce que vous aimez ici, vous le retrouvez là-bas, dans la photothèque que vous utilisiez déjà avant.
04 La carte
Chaque journée a sa carte. Les lieux y sont posés sous forme de pastilles illustrées par leur propre photo, et le trajet les relie dans l'ordre où vous les avez parcourus.
Le tracé jaune est la route enregistrée, celle que les photos permettent de reconstituer avec certitude. Quand il manque des points, la portion estimée s'affiche en pointillés plutôt qu'en trait plein. Une carte qui invente un trajet en le donnant pour vrai ne vaut rien.
En haut de la vue, le compteur de kilomètres du jour. En bas, les photos de la journée, dans l'ordre.
05 Le globe
L'onglet carte pose tous vos voyages sur le globe, chacun illustré par une de ses photos. C'est l'écran qu'on ouvre sans raison particulière, et celui qui rappelle le mieux à quoi ressemble une vie de déplacements vue de loin.
Il n'y a rien à faire dessus. On fait tourner la Terre, on reconnaît un été, on ouvre le voyage.
06 L'affiche
Dès qu'un voyage est confirmé, son affiche existe. Pas un gabarit vide à remplir : une affiche finie, avec ses photos choisies, son titre et ses dates en place. Vous n'avez rien à mettre en page, seulement à ajuster si l'envie vous prend.
C'est le pari du produit. Une mise en page à faire soi-même, c'est un projet qu'on repousse. Une affiche déjà faite, c'est une décision : celle-là, ou pas celle-là.
Ce que vous corrigez dans le journal se retrouve sur l'affiche. Un lieu renommé, une photo écartée, une couverture changée : l'affiche suit.
07 Les gabarits
Quatre gabarits, qui ne racontent pas la même chose. La chronologie déroule le voyage en bandes de jours, du départ au retour, et c'est le gabarit signature. L'itinéraire pose la carte du territoire parcouru, photos en pastilles reliées par le tracé. La mosaïque donne la planche, beaucoup de photos à parts égales. L'éditorial choisit une photo dominante et ses secondaires, façon magazine.
Cinq voix typographiques, choisies pour être cinq époques et non cinq nuances de la même chose : Mode et sa didone à fort contraste, Affiche et sa linéale condensée, Atelier et ses capitales espacées des années cinquante, Bloc et ses empattements carrés de parc national, Tampon et ses capitales gravées d'étiquette de bagage.
Deux papiers pour l'instant, blanc pur et crème. Deux fonds sombres sont dessinés et prêts, mais retenus tant que le tirage de contrôle n'a pas été mesuré : un aplat foncé qui s'arrête au trait de coupe laisse un liseré blanc au moindre écart de rognage.
Le voyage est déduit des dates et des positions déjà inscrites dans vos photos.
Aucune localisation en tâche de fond, ni en temps réel. L'app ne lit que l'existant.
Ce que vous aimez dans Soñj est réécrit dans la photothèque d'Apple.
Une seule page au format commandé, sans transparence, polices incorporées, 12 mm de marge.
Les deux sont proposés côte à côte, sans que l’un empêche l’autre.
Le tirage est imprimé et expédié par Peecho, sur un papier fine art mat rehaussé de 200 grammes. Le paiement se fait sur leur page, et le suivi de la commande revient dans l’application, page Profil.
| Format | Prix, port et TVA compris |
|---|---|
| 30 x 40 cm | 29 € |
| 45 x 60 cm | 39 € |
| 60 x 80 cm | 49 € |
| 75 x 100 cm | 69 € |
Hors de France, le prix est recalculé dans la monnaie du pays de livraison : le port et la TVA locale sont chiffrés à la volée, la marge ne bouge pas, seul l’affichage suit.
Le fichier seul est à 4,99 €. Il est produit avant tout paiement, ce qui veut dire que si le rendu échoue, rien n’est débité. Une fois payé, il reste retrouvable depuis le Profil aussi longtemps que l’application est installée.
L’analyse de la photothèque est faite sur l’appareil, entièrement. Aucune photo, aucune position n’est envoyée à un serveur. Le seul fichier qui part est le PDF d’impression, et seulement au moment où vous commandez un tirage.
Les photos que d’autres vous ont envoyées sont écartées par défaut. Elles portent la position de quelqu’un d’autre, et les intégrer reviendrait à reconstruire le voyage d’un tiers dans le vôtre.
Vos domiciles servent uniquement à éviter que la vie quotidienne soit prise pour un voyage. Cette information ne quitte pas l’appareil.
Soñj n’est pas encore sur l’App Store. Le moteur de détection tourne, les quatre gabarits sont composés, et le PDF sort conforme. Il reste l’achat intégré à éprouver en bac à sable, les pages légales à publier, et le tirage de contrôle à mesurer pour ouvrir les deux papiers sombres.
Au-delà, dans l’ordre où j’y travaille : le livre photo, les tirages encadrés, le rappel « il y a trois ans », et des outils d’itinéraire dans le journal.
Le détail de ce que l’application lit dans la photothèque, de ce qui part au moment où vous commandez un tirage, et de ce que mon serveur ne voit jamais, est dans la politique de confidentialité de Soñj. Qui vend le tirage, qui l’encaisse, qui le livre, et ce qu’il faut faire si le colis arrive abîmé sont dans les conditions d’utilisation et de vente.
En lisant les métadonnées de votre photothèque. Chaque photo prise avec un iPhone porte sa date et sa position. Soñj regroupe ces points, repère les périodes passées loin de vos domiciles, et en reconstruit vos voyages avec leurs étapes et leurs lieux, sans que vous ayez rien à saisir.
Non. Il n'y a aucune localisation en tâche de fond, ni en temps réel. L'application ne lit que ce qui est déjà écrit dans vos photos, et l'analyse est faite sur l'appareil. Les photos reçues d'autrui sont d'ailleurs écartées par défaut, parce qu'elles portent la position de quelqu'un d'autre.
Non. Aucune photo et aucune position ne sont envoyées nulle part. La seule chose qui sort de l'iPhone est le fichier d'impression, et seulement au moment précis où vous commandez un tirage.
L'onglet « À trier » vous laisse juger chaque proposition avec les raisons qui l'ont fait naître. Vous confirmez, vous refusez, vous corrigez les dates, vous coupez un voyage en deux ou vous en fusionnez deux. Rien n'est confirmé sans vous.
De 29 € en 30 x 40 cm à 69 € en 75 x 100 cm, en passant par 39 € en 45 x 60 et 49 € en 60 x 80. Ces prix comprennent la TVA et les frais de port pour la France. Le papier est un fine art mat rehaussé de 200 grammes.
Oui, à 4,99 €. Vous récupérez le PDF prêt pour l'impression et vous le faites tirer où vous voulez. Le fichier est produit avant tout paiement, donc si le rendu échoue rien n'est débité.
Français et anglais, intégralement. L'app suit la langue de l'iPhone, et le Profil permet d'en forcer une sans toucher aux réglages du téléphone.
Du breton. Soñj désigne le souvenir, la pensée qu'on garde. J'habite en Bretagne et l'application ne fait rien d'autre que ça, retrouver des souvenirs qui existaient déjà.
Bientôt
Soñj arrive très bientôt.